Le 19 Mars 2004, au petit matin, je me réveille en sueur... Le réveil affiche 6h29, Il va bientôt sonner... Encore effrayée par les visions de la nuit passée, je revie mon rêve au fur et à mesure qu'il s'inscrit sur le papier... Une trace d'une image étrange, un moment pénible, un sommeil agité... En voici le récit :
Je suis au volant d'une voiture, dans une rue de Cugnaux (31), avec ma meilleure amie Mélissa. Une voiture de course sort de stationnement. Mélissa m'avertit qu'elle est volée. Le conducteur me nargue et accélère. Je décide de le poursuivre, mais la voiture est trop rapide. Je la perd de vue mais continue à rouler, espérant la retrouver.
Un peu plus tard, on aperçoit la voiture volant dans le ciel. On se dit qu'il est inutile de continuer.
On se retrouve dans la maison de mes grands-mères à Campagne (09). J'entends la voix de Mélissa, mais je ne la vois pas. Il y a mon père et ma mère. Par la fenêtre, je vois une voiture dans le ciel. Je sort de la maison, et je me retrouve dans mon jardin au Bardon (45). La voiture vole de plus en plus haut, puis plonge sur une maison. Une énorme explosion retentit au moment du choc. Je me dis que l'homme s'est suicidé. La maison est en flammes. Je ne sais pas quoi faire je suis perdue, affolée, car Mélanie une excellente amie habite juste à côté. Je prends mon portable et tente d'appeler les pompiers, mais je n'arrive pas à composer le numéro. Toutes les touches sur lesquelles j'appuie affichent le numéro "3" à l'écran. De plus, la lumière de mon portable est éteinte, et refuse de s'allumer. Je me résigne et me retourne pour m'en aller : les voisins ont dû prévenir. J'entends alors un avion qui approche, je regarde vers quoi il se dirige. Je crains le pire. Il prend de l'altitude puis plonge sur la maison en flammes. J'ai peur que la maison de Mélanie soit touchée.
Quelques temps plus tard, devant mon garage au Bardon (45), les poutres en bois attirent mon attention. Tout à coup l'homme qui a volé la voiture s'avance, portant une poutre de bois, aussi longue et large qu'un train..Je suis à l'entrée du garage, l'homme est très proche. Il sourit, et lance la poutre de bois dans ma direction, de façon à ce qu'elle s'emboîte parfaitement dans le garage et m'écrase. Je l'évite en me décalant. L'homme est mécontent. Il s'en va. Je n'en parle pas à mes parets. Je rentre dans la maison de Campagne (09), mais ressort immédiatement dans mon jardin au Bardon (45). Je regarde vers la maison en flammes, et dans le ciel vole quelque chose que je n'arrive pas à définir, mais qui est assez large et très long. Il monte haut dans le ciel, et plonge sur la maison.
Ensuite, j'ai envie de faire un tour en voiture. Je me met au volant, mais ne démarre pas. Le temps est long. Je suis toujours dans la voiture devant la maison de Campagne (09). La porte de la maison est ouverte. J'y aperçois mon grand-oncle et ma tante. Je parle avec Mélissa de ce qu'il se passe, mais ne la vois pas. Je regarde fixement devant moi, son reflet remplace le mien sur le pare-brise.
Tout à coup dans le ciel, on voit s'approcher un dragon chinoir rouge, semblant être fait de papier, mais étant dur comme du métal, et équipé de moteurs. Il ondule en direction de la voiture au niveau du sol. Arrivé à notre hauteur, il tente de pénétrer dans la voiture en pressant les parois et les vitres avec sa tête. Au moment où il touche le pare brise, je reconnais le voleur ; c'est un homme vil, au visage rouge, la couleur du dragon, mais aux yeux humains. J'ai peur. Mélissa m'assure qu'il ne peut pas entrer, alors on s'occupe en discutant toutes les deux, en attendant qu'il parte. Cependant la vitre du passager avant était restée entrouverte, et il réussit à s'y faufiler. J'ai peur à nouveau. Il me serre contre la porte. Les clefs attirent mon attention. Il veut m'emmener avec lui. Je prends vite le trousseau. Mélissa n'est plus là. Je prends mon portable et j'appelle ma mère sur le sien. Elle ne répond pas. Je crie pour qu'elle vienne à la porte que je puisse lui lanser les clefs. Elle n'entend pas. Je crie plus fort encore, mais elle ne vient toujours pas. Je suis en colère après elle, et j'ai peur. Par bonheur, le trousseau disparaît comme par enchantement. L'homme dragon n'est pas content. Il disparaît. Je sort alors de la voiture.
Mon père sort de la maison, et me rejoint dans le jardin au bardon (45). Un train bordeau foncé traverse le ciel. Je demande à mon père s'il s'agit d'un de ces trains volants, que l'on appelle "aérotrain". Il me répond que c'en est surement un. Le train fait de grands cercles en montant dans le ciel, et passe au dessus de nous. je peux alors voir l'homme qui sourit. Il plonge sur la maison en flamme, ce qui provoque une énorme détonation.
Ensuite je me rend devant une grange de Campagne (09) proche de la maison de mes grands-mères. Elle est surélevée. L'homme arrive, il est très proche de moi. Je grimpe et m'assois au bord de la grange. Je n'ai pas peur. Je le fixe. Il sourit. Il me jette un cube de bois de la taille d'une télévision. Je l'évite en me cachant derrière la porte. Je cours à l'extérieur mais il continue à me lancer des cubes de bois. Je passe très près de lui et cours vers la maison de mes grands-mères. Mon père en sort. Il est très près de l'homme, mais n'y prend pas garde. Je lui crie de partir, mais il ne veut pas m'écouter. L'homme tient dans une main une poutre de bois de la taille d'un train, dans l'autre plusieurs cubes. Il nous lance les cubes de bois. Il veut garder le gros pour m'écraser. La présence de mon père l'énerve. Je lui crie de fuir, mais il ne m'écoute pas. L'homme lance à mon père un des cubes de bois, qu'il n'évite pas. Il est touché à la jambe, mais il ne saigne pas. Il semblerait qu'il n'a rien. Mais il se tient la jambe, il a mal. Pourtant il sourit...
Voilà le moment du réveil... La stupeur me paralyse quelques secondes avant que je ne sois parfaitement réveillée. Maintenant, dîtes moi si un jour vous avez vécu pareil rêve, avec un tel scénario et de telles aberrations dans les scènes... Ces bois gigantesques, que personne ne peut soulever, et qui deviennent alors légers pour cet homme cruel. Ou encore ces changements de lieux si soudain, des endroits qui me sont familiers mais qui sont séparés de plusieurs dixaines voire plusieurs centaines de kilomètres... Ou même le fait que je sache instinctivement les desseins de l'homme, où ce qu'il pense... Cela semble grotesque, mais en même temps, j'en suis effrayée...
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